Le procès du journaliste et militant reporté au 5 mars

Une audience expéditive s’est tenue ce 2 janvier au tribunal de première instance de Casablanca (correctionnelle d’Ain Sebaâ). Le juge a ordonné un report du procès pour préparer la défense de l’accusé, à laquelle se sont greffés deux nouveaux avocats.

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Sit-in en soutien à Omar Radi devant le tribunal de première instance de Casablanca, le 2 janvier 2020. Crédit: TelQuel

Détenu depuis le 26 décembre à la prison d’Oukacha, Omar Radi a obtenu la liberté provisoire mardi 31 décembre. Le journaliste et militant est poursuivi pour “outrage à magistrat” suite à un tweet publié au mois d’avril, dans lequel il avait émis des critiques à l’encontre du juge Lahcen Tolfi, au lendemain de la confirmation en appel des peines des détenus du Hirak du Rif. Il risque jusqu’à un an de prison ferme et 5000 dirhams d’amende.

Le comité de soutien à Omar Radi a tenu, ce jeudi 2 janvier devant le bâtiment du tribunal d’Ain Sebaâ, un sit-in auquel ont assisté près d’une cinquantaine de militants des droits humains, journalistes et proches de l’accusé. Le procès est finalement reporté au 5 mars, à la demande de la défense.

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Les participants ont scandé des slogans appelant à l’abandon des charges contre Omar Radi, mais aussi à “la libération de tous les prisonniers politiques”, tels que le leader du Hirak rifain, Nasser Zefzafi, ou encore Abdelali Bahmade alias Bouda Ghassan, un militant originaire d’Aguelmous — à une trentaine de kilomètres de Khénifra.

Celui-ci avait été arrêté le 20 décembre et poursuivi pour “outrage au drapeau” et “atteinte à l’intégrité territoriale”. Selon Mohamed Zendour, président de la section Khénifra de l’Association marocaine des droits humains (AMDH), cette arrestation serait liée à “un message que Bouda avait publié [sur Facebook, aujourd’hui introuvable, NDLR] après l’outrage au drapeau lors de la marche du Hirak [à Paris, NDLR], où il disait que l’indignation suscitée aurait pu servir pour d’autres drames sociaux de la vie quotidienne”.

 

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