2019, l’année des peuples

Par Réda Dalil

En 2019, les peuples se sont révoltés, comme dans une réédition huit ans plus tard des printemps qui ont secoué le monde arabe. Cette fois-ci, la révolte a fait des sauts de puce. Frappant du Chili au Liban, en passant par l'Algérie, l’Irak et le Soudan.

Partout, un dégoût populaire face à une classe dirigeante coupée des réalités. Partout, une oligarchie absorbant goulûment les ressources d’un pays, au sacrifice du bien-être de la majorité écrasante de ses citoyens. Au Liban, terre rongée par les inégalités, en proie à un néolibéralisme accentué par une fiscalité nulle sur le patrimoine et un impôt sur les sociétés très accommodant, 7 personnes possèdent un peu plus du quart du PIB. Le prétexte de la révolte : une taxation des appels sur WhatsApp, qui n’est que la goutte d’eau qui a fait déborder le vase du rejet de l’oligarchie. Au Chili, idem. A la faveur d’un coup d’Etat en 1973, la dictature d’Augusto Pinochet, soutenue par les Etats-Unis, a été l’occasion pour Milton Friedman et son école de Chicago d’expérimenter un néolibéralisme sauvage, consistant en…

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