Selon la Cour des comptes européenne, les aides de l'UE butent sur le retard des réformes

Un rapport “spécial” de la Cour des comptes européenne décortique au scalpel l’aide financière de l’Union européenne au Maroc.

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Les trois secteurs prioritaires de l'aide au développement : accès équitable aux services sociaux de base, soutien à la gouvernance démocratique, à l’Etat de droit et à la mobilité, emplois et croissance durable et inclusive. Crédit: Rachid Tniouni/TELQUEL

Entre 2014 et 2018, l’Union européenne (UE) a accordé 1,47 milliard d’euros (15,7 milliards de dirhams) d’aides au développement au Maroc. Quatre années de soutien financier auditées par la Cour des comptes européenne, dont les conclusions ont été publiées le 11 décembre, dans un rapport spécial long de 84 pages. Le titre annonce la couleur : “Soutien de l’UE en faveur du Maroc : peu de résultats à ce jour”. Pour les auteurs du rapport, “l’aide financière de l’UE en faveur du Maroc, versée directement sur le compte du Trésor public [du Maroc] de 2014 à 2018, n’a apporté qu’une faible valeur ajoutée et n’a guère permis de soutenir les réformes”. D’après le document, les programmes — toujours en cours actuellement — “n’ont pas produit d’impact notable à ce jour, étant donné que moins de la moitié de leurs objectifs chiffrés étaient atteints à la fin de 2018”.

Des objectifs trop vagues

La faute d’abord à un manque de précision dans la définition…

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