Amina Bouayach : "On ne peut plus criminaliser les libertés individuelles"

Amina Bouayach : "On ne peut plus criminaliser les libertés individuelles"

La présidente du Conseil national des droits de l’homme (CNDH) défend son mémorandum pour un Code pénal qui “protège les libertés” et élargit les cas où les femmes peuvent avoir le droit d’avorter. Elle réfute l’existence de “torture systématique” au Maroc et évoque le très attendu rapport de son institution sur le Hirak du Rif.

Par

Tniouni

Le 29 octobre, le Conseil national des droits de l’homme (CNDH) a rendu public son mémorandum pour un Code pénal qui “protège les libertés, et où sont pourvus les principes de légitimité, de nécessité et de proportionnalité des lois”. Dans ce document de 82 pages soumis aux présidents des deux chambres du parlement et aux groupes parlementaires, le CNDH appelle, entre autres, à mettre fin à “l’ingérence excessive” dans la vie privée, à l’abrogation de l’article 222 du Code pénal qui criminalise la rupture du jeûne en public et à l’abolition de la peine de mort.

Le Conseil appelle aussi à l’élargissement des possibilités de procéder à l’interruption volontaire de grossesse (IVG) en raison d’une menace pour la santé physique, psychologique et/ou sociale. Ce qui n’a pas manqué de faire réagir le Chef du gouvernement et secrétaire général du PJD, Saâd-Eddine El Othmani, pour qui le débat sur l’avortement “est clos après le consensus national trouvé en 2015”, en référence au communiqué royal...

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