Mannequinat : Instagram, mon image de “marques”

S’émancipant des agences, de jeunes Marocains tentent l’aventure du mannequinat à travers la diffusion de portfolios amateurs sur Instagram. Si certains réussissent à décrocher des contrats, la désintermédiation de la chaîne n’est pas sans danger.

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Chaymae Waloufi est devenue l'égérie de la maison de joaillerie Mauboussin. Crédit: DR

Sans Instagram, je n’aurai jamais été repérée par autant de photographes et je n’aurai jamais attiré l’attention de Mounier et Bouvard”, ainsi s’exprime Salima El Mahraoui. Comme des milliers de jeunes au Maroc, Salima, vingt ans, caresse le rêve de percer dans le mannequinat. Le réseau de partage de photos, conçu pour styliser des clichés pris par smartphone, dépasse aujourd’hui le milliard d’utilisateurs actifs mensuels dans le monde. Depuis sa création, il est pris d’assaut par les aficionados de la photographie et de la mode, faisant de l’application une immense galerie et suscitant des envies de “catwalk”. Si une poignée d’entre eux, comme Chaymae Waloufi, Oumaima El Jid ou Tilila Oulhaj, ont réussi à faire carrière grâce à la plateforme, une faune importante de Millennials tente d’utiliser le réseau pour clignoter sur les radars des marques.

Sans Instagram, je n’aurai jamais été repérée…

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