Toubib or not toubib?

Par Réda Dalil

Saaid Amzazi et Anas Doukkali ont mêlé les atermoiements aux menaces en pensant que le temps aurait raison des ardeurs des médecins en herbe. Incapables de détecter les signaux faibles de la gronde, ils ont laissé entendre, une fois le boycott des examens acté, qu’une cinquième colonne d’islamistes radicaux attise le mouvement étudiant. Le ministre de l’Education assume, du reste, avoir eu recours à des moqaddems pour pousser les parents des boycotteurs à raisonner leurs enfants grévistes. Ces méthodes douteuses appartiennent à un passé trouble que l’on croyait mort et enterré. Mais l’inefficacité du politique n’exonère pas les étudiants de leur responsabilité dans l’impasse. Si dans l’ensemble, les revendications des grévistes sont légitimes, elles laissent s’insinuer un élément de discrimination que l’esprit rationnel ne peut accepter. Il n’est pas logique, en effet, pour un étudiant de la fac publique de refuser l’accès au concours de résidanat à un camarade du privé. Les deux facs ciblées, l’UM6SS de Casablanca et Abulcasis de Rabat, ne pompent pas un centime des ressources de…
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Parution: Les règlements de conte d'Ahmed Boulane