Après le “pay to fly”, la RAM à nouveau pointée du doigt pour des recrutements externes

Royal Air Maroc fait à nouveau l’objet d’une polémique après le lancement d’une campagne de recrutement pour combler le manque de pilotes. Les détails.

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“La reprise du même niveau d’activité étant prévue pour l’année 2023, nécessite-t-elle de se séparer de son outil de travail en vendant des avions et de sacrifier ses compétences en licenciant son personnel ?”, se demande l'AMPL. Crédit: RAM/Facebook

Trois ans après le scandale du Pay to fly qui avait éclaboussé Royal Air Maroc, la procédure de recrutement de la compagnie nationale suscite à nouveau la colère des pilotes marocains. La raison ? Rishworth Aviation, cabinet international qui s’est vu confier la mission de chercher de nouveaux pilotes pour le compte de la RAM, n’exige des candidats que 500 heures de vol, voire moins, pour un salaire mensuel avoisinant 100.000 dirhams. « Ce recrutement est destiné surtout à des pilotes étrangers pour combler la manque de pilotes de la RAM par des contrats de deux ans mais avec des conditions très avantageuses », nous explique un pilote de la compagnie aérienne. « C’est révoltant. Un pilote marocain qui cravache depuis plusieurs années à Royal Air Maroc ne dépasse jamais 70.000 dirhams. Et c’est d’autant plus révoltant que les compagnies comparables à RAM exigent d’ordinaire plus de 1000 heures de vol », s’indigne notre source.

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