Guterres appelle à des "gestes" pour une solution "possible"

Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres appelle les parties au conflit au Sahara à “des gestes” pour progresser vers une solution qui “est possible”, dans un rapport transmis le 1er avril au Conseil de sécurité.

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Antonio Guterres, secrétaire général des Nations unies, à Tunis le 30 mars. Crédit: FETHI BELAID / AFP

Dans ses observations, il ne précise toutefois pas quelle pourrait être cette solution. Elle doit permettre d’aboutir à une “autodétermination de la population du Sahara occidental”, mais il faut pour cela une “volonté politique forte” des parties et de l’ensemble de la communauté internationale, indique Antonio Guterres.

En regrettant un “manque de confiance” de chaque partie dans “la volonté de l’autre de s’engager sérieusement et équitablement dans le processus”, le secrétaire général reconnait que “bâtir de la confiance prend du temps”.

Mais tous peuvent y contribuer. “J’exhorte les parties à montrer activement des gestes de bonne foi démontrant leur volonté de faire des progrès”, dit-il, en se félicitant à cet égard de la décision du Front Polisario de se débarrasser de son dernier stock de mines.

Le coût du conflit au Sahara occidental, en termes de souffrance humaine, de manque de perspectives pour les jeunes et de risques sécuritaires est trop élevé pour être accepté”, estime-t-il.

Le secrétaire général demande au Conseil de sécurité un renouvellement du mandat de la force de paix Minurso, qui arrive à échéance fin avril. Il se garde d’évoquer sa durée alors que les Etats-Unis imposent des prolongations de six mois en six mois depuis avril 2018 afin de faire pression sur les parties.

Il indique dans le même temps avoir proposé à l’Assemblée générale de l’ONU un budget pour la Minurso de 56,4 millions de dollars pour la période allant du 1er juillet au 30 juin 2020. Le budget des opérations de paix de l’ONU est adopté chaque année en juin.

La Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental compte 235 employés. Elle garantit un cessez-le-feu dans cette région depuis 1991.

Fin mars, à l’issue de la seconde table ronde entre Maroc, Front Polisario, Algérie et Mauritanie organisée en Suisse depuis décembre 2018, après six ans d’absence de dialogue, l’émissaire de l’ONU Horst Köhler avait fait état de positions “fondamentalement divergentes”.

Personne ne devrait s’attendre à un résultat rapide”, avait-il précisé. Une troisième table ronde est attendue avant l’été.

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Avec AFP

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