Zakaria Boualem et les papiers légalisés

Par Réda Allali

Vous connaissez suffisamment notre héros pour savoir qu’il n’a rien d’un entrepreneur. Incrusté dans son bureau d’informaticien bancaire, il réalise ses tâches mollement, avec un certain savoir-faire, sans jamais envisager un autre destin que celui de salarié. Tel est son tempérament: la seule idée de se lancer dans une aventure en solitaire, où il devra guerroyer dans le grand marché du capital mondial pour y faire sa place, l’épuise. A aucun moment de son évolution personnelle, il n’a eu l’impression que le talent ou le travail suffiraient pour transformer ce combat douteux en une victoire glorieuse. Ce n’est pas le cas de son jeune cousin, un certain Amine Boualem, qui a décidé de constituer son entreprise pour se lancer à son propre compte. Allez savoir pourquoi, ce jeune homme a été doté par la nature d’un enthousiasme spectaculaire et d’une énergie prodigieuse. Et, comme tous les Boualem, il est rigoureux et obstiné. Il s’est donc lancé à l’assaut de notre noble administration. La conclusion est claire: c’est une très mauvaise idée. Pourtant, depuis des années, on nous parle de simplifier…

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