Cette salle d’attente nommée Maroc

Cette salle d’attente nommée Maroc

Par Réda Dalil

Le discours du 9 mars 2011 et le vote massif en faveur de la loi fondamentale avaient, en leur temps, soulevé la ferveur populaire. Sans être le concentré d’une démocratie chimiquement pure, la nouvelle Constitution proposait tout de même un contenu honnête, solide, mettant l’emphase sur une indéniable séparation des pouvoirs. Eût-il été catalysé par les bonnes lois organiques, ce texte aurait pu tracer un chemin concret vers une vraie citoyenneté.

Mais le temps a passé et les attentes des votants au référendum se sont peu à peu effilochées, jusqu’à se transmuer en indifférence. De Abdelilah Benkirane, même les plus progressistes attendaient une négociation sérieuse avec l’Etat profond. Il s’agissait moins pour lui de revitaliser l’économie que de faire bourgeonner les germes de la démocratie, d’installer un cadre institutionnel sain qui lui survivrait, d’être intraitable sur la reddition des comptes, la liberté d’expression et d’association, d’améliorer le statut des femmes, d’édifier un véritable Etat de droit, d’œuvrer sérieusement à faire de la régionalisation une réalité palpable. Or, il aura passé cinq ans à triturer les budgets au scalpel pour stabiliser...

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