Tanger, bourgeonnement ou effervescence culturelle?

Exit Delacroix et Matisse, la Beat generation et Choukri... A Tanger, de nouveaux talents bousculent les codes. Quelques galeries et lieux alternatifs apparaissent aussi. Movida, vous avez dit Movida ?

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La culture à Tanger est devenue ce mix entre l'ancien et le nouveau, le classique et l'underground. Crédit: Abdeslam Kadiri

Vue de Casablanca, Tanger est devenue hype et arty. Vitrine ou miroir déformant ? En vérité, une nouvelle vague a déferlé sur la ville depuis près de dix ans. L’un de ses plus beaux symboles est la Cinémathèque du Rif. Créé en 1938 sur la place du Grand Socco, ce cinéma résiste et évite la ruine de justesse en 2005, avant qu’un collectif d’artistes, mené par la photographe Yto Barrada, ne le reprenne en 2007. Après deux ans de travaux, la Cinémathèque de Tanger est née, redonnant un coup de fouet au septième art. Une chance pour une ville qui a toujours aimé le cinéma, où 200 films ont été tournés et qui comptait jusqu’à 13 cinémas en 1950. Institution unique en son genre, la Cinémathèque affiche une programmation pointue, des événements, des ateliers pour les jeunes… Son café, avec sa terrasse sur le Grand Socco, attire la jeunesse tangéroise….

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