Mais où sont les pauvres ?

Par Réda Dalil

Question : depuis combien de temps parle-t-on de servir des aides ciblées aux populations démunies ? Réponse: depuis qu’en 2014, le Chef du gouvernement de l’époque, Abdelilah Benkirane, a décidé de supprimer la compensation pour les hydrocarbures. L’argument d’alors consistait à condamner ce mécanisme de redistribution en prétextant que les subventions durement arrachées au budget de l’Etat ne profitaient qu’aux riches. Grossière erreur! Le boycott qui s’en est suivi et le hold-up immoral dont se sont rendus coupables les distributeurs de carburants, dopant leurs marges de milliards de dirhams injustifiés, ont battu en brèche l’analyse tronquée de l’Exécutif. Dans l’intervalle, l’Etat a épargné une charge moyenne annuelle de 35 milliards de dirhams, bonifiant de façon spectaculaire le déficit public, qui passera de 7 à 3%, pour le plus grand bonheur de nos précieux bailleurs de fonds. Mais, depuis lors, le gouvernement, qui avait pourtant promis de soutenir financièrement les plus précaires, se tâte pour activer ces aides proverbiales. Au point où ce chantier relève désormais davantage de la légende urbaine, d’une vue de l’esprit que d’un dispositif ayant une quelconque chance…

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