Zakaria Boualem et le froid hivernal

Par Réda Allali

C’est un Zakaria Boualem frigorifié qui s’adresse à vous aujourd’hui. Depuis une semaine, il s’est greffé sur le dos ce qu’on appelle chez lui un bourabeh. Comprenez, une couverture en laine qui gratte et qu’on a jugé utile, pour une raison inconnue, d’orner de petites paillettes qui piquent. Comme tous les ans, il peste contre cette vague de froid, qu’il perçoit comme une sorte de félonie ourdie par des gens qui lui veulent beaucoup de mal. Un esprit rationnel pourrait lui faire remarquer que les températures actuelles n’ont rien d’incongru à cette période de l’année, mais cet égaré, à supposer qu’il existe, aura du mal à convaincre notre héros du bien-fondé de son raisonnement. Tel est le Boualem: tous les ans, le froid le surprend. Certes, il pourrait mettre à profit le reste de l’année pour se préparer à cette épreuve, mais ce n’est pas comme ça qu’il voit la vie.

“Quant au chauffage à gaz, Zakaria Boualem n’ose même pas y penser: la seule perspective de s’endormir à côté d’une bota le plonge dans l’effroi”

Réda Allali
Il prend…

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