Zakaria Boualem et la victoire du Raja à Kinshasa

Par Réda Allali

Pendant plus d’une vingtaine de minutes, Zakaria Boualem n’a pas respiré. Entre le troisième but des Congolais et le coup de sifflet final, il est resté figé devant l’écran, en apnée, l’œil sur le chronomètre qui semblait tourner au ralenti, et des prières plein la bouche. Puis est venue la délivrance, et il a glorieusement festoyé pour célébrer le titre africain de son club de cœur. Ce match, c’était le condensé d’une vie, un parcours brutal à travers l’étendue des émotions puissantes que peut traverser un homme aussi sensible que le Boualem. Il y a eu la joie et la confiance, avec le but de Hafidi, puis le doute quand l’équipe a brutalement calé, puis les ténèbres de l’effroi quand le terrible spectre d’un retournement de situation a plané sur le Stade des Martyrs à Kinshasa. Enfin, la douce euphorie du sacre, magnifiée par le retour de ce bon Oulhaj dans son rôle de capitaine. Pour les novices, il faut quelques mots pour situer cet homme. Des défenseurs comme lui, on les appelle joueurs de devoir ou joueurs de club.

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