La Société nationale des autoroutes du Maroc (ADM) est en souffrance. C’est ce que confirment les conclusions de la mission exploratoire temporaire menée par onze députés pour “identifier les différents problèmes et difficultés” que rencontre la société publique chargée de la construction, de l’entretien et de l’exploitation du réseau autoroutier national.
Fragilisée par des dettes colossales qui entravent son fonctionnement, Autoroutes du Maroc peine à se relever, en partie à cause du non-respect par l’Etat de ses engagements envers la société publique. Les détails. pic.twitter.com/9hXMEAm1vx
— TelQuel (@TelQuelOfficiel) January 20, 2025
L’objectif de la mission : émettre des recommandations afin qu’ADM puisse se développer et être “à la hauteur des aspirations et des défis” auxquels le Maroc sera confronté dans les années à venir, notamment l’organisation de la Coupe du monde en 2030, lit-on dans le rapport final, dont TelQuel détient copie. À cette échéance, le réseau devrait faire 3000 km, au lieu de 1800 km actuellement.
Les membres de la mission, constituée le 23 octobre 2023 et conduite par le RNIste Sidi Brahim Khaya, président de la Commission des infrastructures, de l’énergie, des mines, de l’environnement et du développement durable à la Chambre des représentants, se sont ainsi réunis à 11 reprises entre le 15 novembre 2023 et le 6 mai 2024.
Cumul de dettes
Ses membres ont notamment rencontré l’ex-DG d’ADM Anouar Benazzouz, le ministre de l’Équipement et de l’Eau Nizar Baraka, l’ex-ministre du Transport et de la Logistique Mohamed Benabdeljalil et la ministre de l’Économie et des Finances, Nadia Fettah. Les onze députés ont aussi mené cinq visites de terrain entre le 16 janvier et le 4 mars 2024, notamment sur l’autoroute Rabat-Tanger Med et sur le chantier du nouveau tronçon autoroutier de 30 km qui doit relier Tit Mellil et Berrechid.
