La démographie ne ment pas

Par Omar Saghi

La démographie est, de toutes les sciences humaines, celle qui ressemble le plus à une science exacte. Regardez la sortie d’un lycée, d’une école, d’une maternité. A peu de choses près, vous avez l’image vivante de ce que sera le pays dans dix, vingt, trente ans : le nombre, la distribution par ethnie ou confession, par ville ou classe sociale. Et comme toute science exacte, la démographie a ses règles et ses constances : par exemple, la fameuse transition démographique, ses phases et ses vitesses. Ainsi, au début des années 2000, on s’attendait à ce que la rive sud de la Méditerranée rejoigne l’Europe dans ses mœurs démographiques, se stabilisant à moins de deux enfants par femme. Or, on assiste, depuis quelques années déjà, à ce que le démographe Youssef Courbage appelle une “contre-transition démographique”. En Irak, en Syrie, au Yémen, les taux de fécondité persistent à des niveaux élevés. Plus étonnant encore, en Algérie et en Egypte, ils remontent. Etonnant parce que toutes les observations, toutes les normes connues des démographes s’attendaient à la chute des taux de fertilité. Les explications…

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