Maroc-Algérie: chronique d’un désamour

Deux pays qui se ressemblent, deux Etats qui dansent une valse hésitation, et deux peuples qui en pâtissent. Retour sur une lune de miel qui a tourné à la lune de fiel.

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La Marche Verte 
est un sujet d’amertume 
pour l’Algérie. Crédit: AFP

Un dialogue “direct et franc” portant sur toutes les questions bilatérales. C’est la proposition que le roi Mohammed VI a formulée à l’adresse de l’Algérie “sœur”, dans son traditionnel discours du 6 novembre, à l’occasion du 43e anniversaire de la Marche Verte. Un discours aux allures de main tendue au voisin de l’est, pour dépasser “les différends conjoncturels et objectifs” entre les deux pays. Et le dernier épisode en date d’une relation passionnelle, minée par plusieurs décennies de divergences.

Le coup de foudre

Quelques semaines avant l’indépendance du Maroc, Mohammed V se retrouve dans un dilemme inextricable. Le contexte politique le contraint à un choix cornélien : recouvrer sa souveraineté, comme le lui propose la France, ou poursuivre la lutte anticoloniale aux côtés des Algériens. “Le 2 mars 1956, des dirigeants de la lutte de libération du Maghreb se réunissent à Madrid et décident de poursuivre la lutte…

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