Le difficile exercice d'équilibriste de Benchaâboun

Pour son premier test politique, le nouvel argentier du royaume a produit un Projet de Loi de Finances ordinaire, dans un contexte qui ne l’est pas. Pouvait-il faire autrement ? Éléments d’explication.

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Le ministre des Finances Mohamed Benchaâboun, au Parlement. Crédit: Rachid Tniouni/TelQuel

Pour son premier Projet de Loi de Finances (PLF), Mohamed Benchaâboun a-t-il manqué de courage ou a-t-il eu les mains liées ? Si le PLF 2019 respecte l’orientation voulue par l’Exécutif d’en faire un budget axé sur le social, en allouant 7 milliards de dirhams de plus à l’enseignement et la santé, il ne comporte aucune réforme importante. A travers les privatisations et l’augmentation des taxes pour la classe moyenne, le ministre des Finances a-t-il choisi la solution de facilité pour boucler son budget ?

Priorité à la santé et l’éducation

En application des instructions royales, le PLF a donné la priorité au social, en augmentant sensiblement les budgets de l’éducation et la santé. 96 milliards de dirhams ont été alloués à ces deux secteurs, soit 68 milliards de dirhams pour le secteur de l’éducation, en hausse de 5,4 milliards de dirhams par rapport à 2018, et 28…

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