Une gifle tous les 5 ans

Par Omar Saghi

On appelle un caractère débonnaire ou bonhomme celui qui, en l’absence d’une agression extérieure, se laisse aller à dormir sur ses lauriers. Il en va sans doute ainsi des peuples et des systèmes également. On peut dire du Maroc qu’il est débonnaire. En l’absence d’une crise, le pays se laisse aller insensiblement à sa pente médiocre. Les deux dernières décennies tracent ainsi un rythme quinquennal précis. En 2003, les attentats de Casablanca provoquent un choc épistémologique. Le diagnostic qui est fait est à la fois sécuritaire, idéologique et social. Il s’ensuivra cinq années de développement notable du pays : le tandem Jettou-Benmoussa conduit de front libéralisation économique et lutte ciblée contre les poches de marginalisation urbaines et les périphéries régionales. Mais dès 2008, le pays se laisse aller, avec le gouvernement Abbas El Fassi, à sa nonchalance proverbiale.

Puisque l’occident s’autorise Trump, pourquoi ne pas refermer la parenthèse ?

Omar Saghi
En 2011, la gifle est régionale, mais l’onde de choc est suffisante pour que le pays se lance dans une expérimentation institutionnelle et idéologique inédite. Les cinq années qui suivent, celles du…

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