On connaît la chanson

Par Aicha Akalay

Quand le mystère s’épaissit autour d’un projet à plusieurs milliards de dollars, il est aisé de s’inquiéter. Et salutaire d’en débattre. Le Maroc, par la voix de Abdelkader Aâmara, s’est engagé dans la réalisation d’un Plan national gazier pour 4,6 milliards de dollars. Aujourd’hui, selon l’échéancier présenté en 2014, les choix des partenaires nationaux et internationaux auraient dû être entérinés, les conventions signées, les négociations des contrats PPA (Power Purchase Agreement) achevées, et la construction des infrastructures gazières et électriques entamées. Rien de tout ça n’a été fait. Lors de son mandat, “Aâmara a pensé que son rôle était d’aller chercher des fournisseurs de gaz, alors que nous étions dans une période où les prix étaient bas. C’était aux fournisseurs de chercher des acheteurs”, témoigne, dépité, un connaisseur du secteur. Le ministre de l’époque a donc perdu du temps. Son successeur, Aziz Rabbah, compagnon de parti, préfère ne même pas se mouiller. Interpellé sur les remarques de différents acteurs et parties prenantes après la publication de l’avant-projet de loi pour réguler le secteur gazier, il a éludé ainsi : “Pour un texte aussi…

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