Business class

Par Mehdi Michbal

La lettre envoyée par le président directeur général de la Royal Air Maroc à ses pilotes est un vrai cas d’école. Un exemple qu’on devrait enseigner dans les grandes écoles de commerce pour montrer ce qu’un dirigeant ne doit surtout pas faire : annoncer publiquement son échec, ne pas l’assumer, en jetant toute la responsabilité sur ses salariés… Des salariés qu’il traite de tous les noms, les jetant à l’opprobre populaire (voir notre article). Abdelhamid Addou a été nommé à la RAM début 2016 avec l’ambition affichée de doter la compagnie d’une nouvelle stratégie. Ce fut fait deux ans plus tard. Audacieux (peut-être un peu trop), son plan ambitionnait de faire de la RAM une des premières compagnies africaines en doublant notamment sa flotte. Une stratégie qui n’a été, à ce jour, ni validée par son ministère de tutelle, ni par le département des Finances, représentant de l’Etat actionnaire dans le tour de table de la compagnie. Un aspect que le PDG des ailes du Maroc n’évoque à aucun moment, se contentant d’arguer que ce sont les pilotes qui l’empêchent…

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