Une tragédie marocaine

Par Aicha Akalay

Démêler l’écheveau de la crise économique et politique au Maroc. Tout l’avenir du pays repose sur cette équation frappée au coin du bon sens. Les grands mots ont déjà été utilisés, les épouvantails agités, et les mises en garde maintes fois répétées. Pourtant, l’inertie des pouvoirs publics demeure, plongeant tout le pays et ses investisseurs dans un attentisme coûteux. Il n’est même plus pertinent de soulever l’inaptitude du gouvernement. Alors, comme toujours, les regards se tournent vers le souverain, et les voix s’élèvent pour implorer son intervention. La solution est bel et bien l’action, mais ce qu’il faut ardemment éviter aujourd’hui, ce sont les erreurs d’appréciation. Or, deux points de vue s’opposent et semblent inconciliables. Les uns croient dur comme fer qu’il n’y a pas de problème majeur au Maroc. La situation sociale étant sous contrôle et les fondamentaux macroéconomiques assurés, estiment-ils, le PJD porté par les urnes n’a qu’à assumer seul le naufrage de son incapacité à gérer la vie publique et à impulser un rythme de travail nécessaire. Dans le même ordre d’idées, défendent-ils, la rue ne devrait pas…

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