On passe des émeutes au boycott, puis d’un scandale à l’autre en toute décontraction, dans une sorte de chaos de basse intensité qui n’a rien de très rassurant

Par Réda Allali

Ça s’est passé sur une chaîne française, les amis. Zakaria Boualem ne s’y attendait pas, ça a été un choc. Un expert en sécurité, qui avait tous les attributs de la respectabilité et de la compétence, est venu expliquer à l’écran qu’il fallait s’inspirer du modèle marocain. Notre héros est bien incapable de vous rapporter mot pour mot les paroles de cet homme inspiré, mais voici ce qu’il en a retenu. Au Maroc, on sait tout ce qui se passe chez les gens, grâce à un réseau très puissant, mais il n’y a pas de répression, bien entendu, et c’est comme ça qu’on maintient l’ordre. Peu habitué à voir son pays cité ainsi en exemple, Zakaria Boualem est entré dans une phase d’euphorie patriotique qui, il faut être honnête, a duré très peu de temps. L’idée que notre contribution la plus brillante à l’humanité était nos cohortes de moqaddems avait quelque chose d’assez déstabilisant. On aurait pu penser à notre savoureuse cuisine, ou à nos rythmes trépidants, mais non : les moqaddems, voilà ce qui leur a plu chez nous. Vu…

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