Bernard Hourcade: “Le Maroc n’a aucun intérêt à couper les liens avec l’Iran”

Le 1er mai, Rabat a rompu ses relations diplomatiques 
avec Téhéran. Une décision “assez classique” selon Bernard Hourcade, spécialiste de l’Iran et directeur de recherche émérite au CNRS à Paris. Il décrypte la relation tumultueuse entre le royaume chérifien et la république islamique.

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Le président iranien, Hassan Rohani, recevant en audience le nouvel ambassadeur du Maroc, Hassan Hami, le 31 décembre 2016 à Téhéran. Depuis, les relations entre les deux pays se sont à nouveau envenimées. Crédit: DR

Depuis plus de dix jours, les relations diplomatiques sont rompues entre le Maroc et l’Iran. Le royaume accuse la république islamique d’avoir facilité une livraison d’armes au Front Polisario via le Hezbollah libanais. Le chef de la diplomatie marocaine, Nasser Bourita, a assuré que de “hauts dirigeants du Hezbollah” ont également visité “les camps de Tindouf pour rencontrer des responsables militaires du Polisario”. Alger, le Hezbollah et l’Iran démentent catégoriquement et accusent le Maroc de plier sous les “pressions” des Etats-Unis, d’Israël et de l’Arabie Saoudite. Quant aux pétromonarchies du Golfe, elles se sont unies pour soutenir le royaume chérifien. Dans un contexte géopolitique tendu, ce divorce ravive des tensions historiques entre le Maroc et l’Iran.

Comment définiriez-vous la dernière rupture diplomatique entre le Maroc et l’Iran ?

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