“Royaliste mais pas makhzénien”

Par Omar Saghi

Il m’arrive rarement de citer Abdelilah Benkirane, mais je n’ai pas pu m’empêcher de saluer sa formule “royaliste mais pas makhzénien”, prononcée à l’occasion du congrès de la Jeunesse de son parti, il y a deux mois. Et si je la mobilise aujourd’hui, c’est qu’elle est plus que jamais pertinente. Makhzen, makhzénien, makhzéniste, ce sont là des notions vagues. Leur nébulosité en fait leur force d’ailleurs : quelque chose d’indéfini, lié au pouvoir, à la face sombre du pouvoir. Royaliste et royalisme semblent plus clairs : la reconnaissance de la place de la monarchie comme colonne vertébrale du système institutionnel du régime, de l’identité culturelle de la nation. On est en droit de se demander si les choses sont aussi évidentes, et surtout si la dimension makhzénienne ne finirait pas par déteindre sur la dimension royaliste. De plus en plus d’actions politiciennes sont menées tacitement comme si elles émanaient de l’identité royaliste de la nation. Or, il s’agit clairement de menées, de partis et d’intérêts sectoriels, et agir…

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