Cent ans d’Alcazar

À l’occasion du centenaire du cinéma l’Alcazar de Tanger, Nour-Eddine Saïl revient sur le rôle qu'a joué ce lieu dans la naissance de son amour du cinéma. De La Terre des Pharaons aux comédies de Cantinflas, en passant par les drames de Niazi Mustapha, promenade dans l'enfance d'un cinéphile.

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Bâti en 1913, l'Alcazar (qui compte près de 300 places) est au départ un théâtre. Avant d'être transformé, en 1917, en salle de cinéma Crédit: DR

À l’occasion du centenaire du cinéma l’Alcazar de Tanger, Nour-Eddine Saïl revient sur le rôle qu’a joué ce lieu dans la naissance de son amour du cinéma. De La Terre des Pharaons aux comédies de Cantinflas, en passant par les drames de Niazi Mustapha, promenade dans l’enfance d’un cinéphile.

À l’instar d’un Dante qui se serait trompé de siècle, j’avais organisé mon Tanger cinématographique, au début des années 1960, en cercles non concentriques liés entre eux, un peu à l’image de l’emblème olympique, de sorte que de l’un à l’autre, je pouvais circuler, en aller-retour, autant de fois que je le voulais dans la semaine, parfois même dans la journée. Je ne devrais, d’ailleurs, pas dire “je” car j’agissais en groupe. Et ce groupe était cimenté par le foot, la convivialité du quartier et, accessoirement, par l’école (certains n’étaient pas scolarisés et travaillaient, de temps en temps, comme apprentis dans divers métiers, parfois peu recommandables). Nous avions entre neuf et douze ans en 1960. Nour-Eddine Sail, ancien directeur du…

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