Tour d’ivoire et d’argent

Par Aicha Akalay

À la main, une coupe du cristallier le plus en vogue de l’axe Rabat-Casablanca. Celui-là même prisé par Hassan II pour ses verres à thé. Gorgée après gorgée, l’élite économique disserte sur l’état du royaume. Au fur et à mesure que la coupe à deux fois un smig se vide, elle se dit préoccupée par l’attentisme général et les problèmes de gouvernance. De temps en temps, les regards des illustres membres de cette caste, emportés par leur diagnostic noir, scrutent les téléphones posés à proximité. Il faut les éloigner ou parler plus bas, sur le ton de la confidence. L’élite se pense écoutée. L’élite a peur d’être sanctionnée. Ses craintes sont sûrement fondées et étayées par de solides exemples. Mais l’élite n’assume pas. Elle a des intérêts à court terme, qui convergent rarement avec ceux du Maroc, qu’elle sait figé.

Il n’y a qu’à regarder le syndicat du patronat. De tout.

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