Les frères et les Turcs

Par Mehdi Michbal

Peut-on être à la fois député marocain et défendre les intérêts d’un pays étranger ? C’est l’impression que donne le groupe parlementaire du PJD qui s’est opposé, par la voix de son président, Driss Azami Al Idrissi, à la décision du gouvernement de freiner l’invasion turque dans le secteur du textile. Il estime en effet que cette mesure est “sélective” et risque d’être interprétée comme une remise en question du partenariat économique entre les deux pays. Pourtant, et c’est ce que l’ancien ministre du Budget oublie ou omet de dire, la suppression temporaire des avantages douaniers en cas de préjudice pour une des parties est prévue à l’article 17 de l’accord de libre-échange qui nous lie à Ankara. Or, si on compare les chiffres de la production locale de textile, les destructions monstres d’emplois dans le secteur, avec l’explosion des exportations turques en vêtements et tissus d’ameublement vers le Maroc, le “préjudice” est évident. Ce qui rend la décision du gouvernement légale du point de vue du droit international, en plus d’être largement justifiée économiquement. La position d’Azami est en cela…

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