Fahrenheit 451

Par Aicha Akalay

Youssef Chahine nous manque. Il y a vingt ans, ce réalisateur égyptien donnait à voir à l’écran un feu incandescent, celui d’un autodafé d’écrivain et de ses œuvres. Ce film, Le Destin, avait pour décor le Languedoc, au XIIe siècle. Un traducteur des écrits d’Averroès y était jugé hérétique et condamné aux flammes. Et le cinéaste de conclure son long-métrage, une fresque efficace contre l’obscurantisme : “La pensée a des ailes, nul ne peut empêcher son envol”. Près de neuf siècles plus tard, loin de la fiction, au Maroc, un écrivain, Rachid Aylal, est menacé du même sort par des fanatiques. Des hommes de foi l’excommunient, d’autres mettent sa tête à prix. Ces menaces se font publiquement dans l’indifférence générale. Quel est le tort de cet écrivain ? Un livre, Sahih Al Boukhari, la fin d’une légende, fruit de seize ans de recherches, dans lequel Aylal “confronte les hadiths.

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