Flot d'hypocrisie

Par Fatym Layachi

Le printemps a commencé. Ta mère surveille ses tulipes. Les beaux jours se font encore attendre. Tu n’as pas encore rangé tes pulls. Mais, pourtant, la saison a bien démarré. L’été n’est plus si loin. La Coupe du Monde commence à enflammer les discussions et ramadan s’approche à grands pas. Du coup, la saison des mariages est bel et bien lancée. D’ailleurs, ce soir, un de tes cousins se marie. Et visiblement il n’est pas le seul, selon ton coiffeur qui était débordé toute l’après-midi et qui t’a prise entre deux rendez-vous. Tu es coiffée, maquillée, il ne reste plus qu’à choisir ton caftan. Tu appelles Zee pour lui emprunter sa cape beige et ta mère pour ses boucles d’oreille. Il est vingt heures trente, tu éteins la télé sur laquelle tu regardais “The Voice” d’un œil, tu enfiles tes chaussures. Il faut y aller, ta cousine qui passe te prendre est arrivée.

Après vous être un peu perdues dans des petites rues qui se ressemblent toutes, vous finissez par arriver, guidées par le bruit des…

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Notre pays est une immense usine à désillusion, il brise les potentiels, les rêves. Oui, ici on avorte les talents