Revenir aux urnes

Par Mehdi Michbal

Le week-end dernier, Saâd-Eddine El Othmani a balayé d’un revers de main les rumeurs d’élections anticipées, les qualifiant de “ragots de Facebook”. Son argument : la coalition des six s’entend très bien. Il a peut-être raison, même si on est en droit de douter de cette entente de façade. Mais passons. Les élections anticipées sont aujourd’hui une nécessité. Voire une urgence. Et l’argument n’est pas politique, mais d’abord socioéconomique. Six mois après le vote de confiance accordé par le parlement à l’Exécutif, le roi a appelé à un changement de modèle de développement, rendant de ce fait le programme de l’équipe El Othmani obsolète. Les mêmes vieilles recettes produisant forcément les mêmes maux et déséquilibres pointés par le chef de l’Etat lui-même. On est donc aujourd’hui face à deux choix  : garder une équipe aux affaires jusqu’en 2021, avec un programme et un projet dépassés, dans le seul objectif de vendre au monde un Maroc stable politiquement. Ou gagner du temps, en allant de nouveau vers l’électeur avec de nouveaux programmes, de nouvelles idées, de nouveaux projets, et le laisser choisir…

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