Vain février

Par Mehdi Michbal

Il y a sept ans, de jeunes Marocains de tout bord sont sortis dans la rue pour revendiquer des réformes politiques, une justice sociale, la fin de l’économie de rente et des accointances entre argent et pouvoir. Le roi leur a répondu dans un discours historique, celui du 9 mars. L’élan réformateur pris depuis par le pays s’est estompé avec l’arrivée des islamistes au pouvoir qui ont, il faut le dire, trahi l’esprit qui les a portés aux affaires. Au gouvernement, leur priorité n’était, et n’est toujours pas, de réformer le pays, de l’inscrire une fois pour toutes sur la voie de la démocratie, mais de plaire au Palais, gagner leur place au soleil et se maintenir au pouvoir. Résultat, la parenthèse du 20-Février a été vite refermée, faute d’élite politique capable de porter avec courage les revendications de la jeunesse du pays. Plus, les slogans et les revendications d’hier, portés par la rue et largement débattus dans l’espace et les médias publics, ne sont plus à l’ordre du jour. Pire, ils sont bannis. Désormais, évoquer le mélange business et pouvoir relève…

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