Pour l’exemple

Dans La punition, Tahar Ben Jelloun témoigne du service militaire obligatoire imposé il y a cinquante ans à la jeunesse contestataire.

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Pour avoir manifesté calmement, pacifiquement, pour un peu de démocratie, j’ai été puni. Pendant des mois, je n’ai plus été qu’un matricule, le matricule 10 366. […] Tous ceux dont le numéro commence par 10 300 sont des punis du roi.” Tahar Ben Jelloun, au soir d’une carrière littéraire internationale, se souvient d’une blessure de sa jeunesse, et fait un récit des dix-neuf mois qu’il a ainsi passés, avec 93 autres étudiants, dans la caserne d’El Hajeb puis d’Ahermoumou. Un calvaire lié à l’humiliation d’être puni comme un gamin, et non condamné dans un procès comme un adulte, et surtout de devoir subir l’arbitraire, le sadisme et la vulgarité de militaires, dont Ababou et Aqqa, qui prendront part à la tentative de coup d’État de Skhirat en 1971. Autoportrait en poète esseulé La punition est un témoignage brut, des souffrances endurées : faim, froid, sévices de toutes sortes… Au bout d’un an, “il n’y a rien à fêter si ce n’est qu’on a survécu aux…

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