Quand Abdelilah montre la lune...

Par Aicha Akalay

Que de bruit autour de l’intervention de Abdelilah Benkirane lors du 6e congrès national de la jeunesse du PJD. A croire qu’il leur avait tous manqué, à cette classe politique inerte et ses commentateurs à qui l’on donne de moins en moins de grain à moudre. Mais le bruit, comme toujours, est une nuisance. Parfois, il conduit à la surdité. En s’attaquant au patron du RNI, allié du PJD au gouvernement, l’ex-chef des islamistes chercherait à affaiblir l’actuel chef, a-t-on interprété. Saâd-Eddine El Othmani n’a en réalité pas besoin de Benkirane pour cela. Autre reproche : Benkirane aurait été indigne en s’attaquant au physique de Driss Lachgar qu’il a comparé à un “sumo”. L’auteur de l’image rappelle qu’il n’est pas mince non plus. Tout cela est en réalité périphérique. Benkirane nous a habitués à des joutes politiques bien senties, de sacrées bonnes blagues, et parfois quelques formules malheureuses. Mais il faut bien écouter ce qu’il dit, car ce discours révèle surtout la peur qui l’étreint et un PJD qui vacille. En voulant (trop) apaiser les relations entre son parti et…

Cet article est réservé aux abonnés.
Déjà abonné ? Se connecter
Soutenez un média indépendant et exigeant
  • Accédez à tous les contenus de TelQuel en illimité
  • Lisez le magazine en numérique avant sa sortie en kiosque
  • Accédez à plus de 900 numéros de TelQuel numérisés