Presse mal-aimée

Par Aicha Akalay

Quand un journaliste fait son travail, seulement son travail, ce pour quoi il est payé — très souvent modestement —, il peut aller en prison. Aujourd’hui, quatre confrères sont poursuivis pour avoir publié, fin 2016, des extraits de débats d’une commission d’enquête parlementaire consacrés au déficit colossal de la Caisse marocaine de retraites. Scandaleux ! Quand un organe de presse mène une enquête, d’intérêt public, et joue son rôle de contre-pouvoir, il subit chantage, pressions, intimidations et boycott publicitaire. Et comme le pouvoir économique est concentré entre quelques mains, celles-là mêmes à avoir un pouvoir politique important, les sujets d’investigation deviennent quasiment tous dangereux. Quand le ton d’un support médiatique est jugé critique par n’importe quelle personne détenant un quelconque pouvoir au Maroc, les consé- quences peuvent être lourdes. Les exemples ne manquent pas..

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