Happy new Iran ?

Par Omar Saghi

Traditionnellement, le nouvel an iranien ne débute que le 21 mars. Mais les augures sont peut-être en avance. Les troubles qui agitent le pays appellent plusieurs réflexions sur l’ensemble du monde eurasiatique. Non pas qu’il s’agisse forcément d’un tournant majeur. Mais les morts qui s’accumulent ont d’ores et déjà inscrit ces manifestations dans les annales remuantes des soulèvements populaires qui agitent le Moyen-Orient depuis dix ans. En 2009 déjà, un premier “printemps” avait avorté en Iran. Les médias occidentaux présentèrent ce mouvement d’une manière unilatérale comme une aspiration à la liberté occidentale. Traduisez : comme un désir de consommation. Il s’avère que ce désir, certainement réel, bute sur un autre, tout aussi insistant, et souvent passé sous silence : en Iran, comme en Russie, en Chine ou en Turquie, l’aspiration des classes moyennes à l’enrichissement et à la liberté va de pair avec un néonationalisme farouche, à la syntaxe anti-occidentale. Tel est le paradoxe qui bloque depuis des années tout changement politique réel, aussi bien à Moscou qu’à Téhéran ou ailleurs. On aimerait la libéralisation, mais sans la soumission diplomatique…

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