Une deuxième autoroute Casablanca-Rabat en "phase finale d'études"

Une deuxième autoroute Casablanca-Rabat devrait venir désengorger le trafic bientôt saturé. Mais avant de fixer le calendrier, "il faut que les dossiers technique et financier soient bouclés", indique le secrétaire d'État aux Transports Najib Boulif.

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Yassine Toumi/TelQuel

L’élargissement du tronçon autoroutier entre Rabat et Casablanca à 2×3 voies en 2012 n’aura pas suffi à désengorger le trafic entre les deux villes. L’autoroute qui relie la capitale à la métropole économique atteindra en effet un niveau de saturation important d’ici 2021.

Najib Boulif, secrétaire d’État aux Transports, nous indique que les études techniques pour une nouvelle autoroute liant les deux villes sont en « phase finale« . Plus précisément, le tracé est déjà avancé, mais « quelques petits détails restent à régler« . Le nouveau tronçon devrait s’étendre sur 60 kilomètres environ et relier directement la voie de contournement de Rabat, probablement à hauteur de Tamesna, à la nouvelle rocade sud de Casablanca. Le tronçon passerait notamment à proximité de l’aéroport de Benslimane.

« Il y a d’abord la définition des couloirs – phase actuelle – puis l’expropriation et le foncier, et enfin les études d’exécution. C’est à ce moment-là que nous intervenons, les précédentes phases étant du ressort du ministère« , détaille Anouar Benazzouz, directeur général d’Autoroutes du Maroc.

Najib Boulif précise cependant que la direction des routes travaille en coordination avec les équipes d’ADM. « Le directeur général n’aura pas le dossier sur son bureau tant que celui-ci ne sera pas bien ficelé ». Une information que nous confirme l’intéressé.

S’agissant du calendrier, le secrétaire d’État reste vague: « on voudrait bien commencer tôt, et cela ne dépend pas que d’une décision politique. Il faut que le dossier technique soit bouclé et que le financement soit défini« . Ce dernier aspect n’est pas encore tranché.

Najib Boulif précise également que le futur tronçon s’intègrera dans le cadre d’un nouveau contrat-programme entre l’État et ADM qui portera sur 400 kilomètres d’autoroute dans les 5 années à venir. La date de signature dudit contrat-programme sera fixée une fois que tous les tronçons seront validés.

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