L'administration pénitentiaire sous-traite la restauration dans les prisons pour combattre les trafics

Depuis 2015, la DGPAR confie les services de certaines prisons à une société privée. Un partenariat qui a pour but d'éviter le trafic de drogues et de produits illicites dans les geôles du royaume.

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Un détenu à la prison d'Oukacha (image d'illustration) © Yassine Toumi

La Délégation générale à l’administration pénitentiaire et à la réinsertion (DGAPR) a décidé pour l’année 2017 de déléguer les services de restauration dans les prisons à une société privée. L’expérience avait débuté en 2015 lorsque la DGAPR a confié la gestion partielle de restauration de 30 centres d’incarcération à une société privée, avant de généraliser cela en 2016 sur l’ensemble des prisons au Maroc.

Selon un récent rapport de l’institution dirigée par Salah Tamek, 90% des prisonniers sont satisfaits de la qualité et la quantité des repas proposés par les prisons du royaume. 60% des détenus relèvent par en revanche un « manque de restaurants dans la plupart des institutions pénitentiaires« . Le rapport précise également que « seulement 5 prisons disposent de lieux réservés à la consommation des repas« , dans les villes de Guercif, Taourirt, Midelt, Zagora et Tata.

La DGAPR explique que cette délégation de la gestion de la restauration a pour but de relever la qualité des repas pour les prisonniers, mais également d’éviter à moyen terme la réception des repas par paniers. Selon le rapport de l’Administration pénitentiaire, ces paniers servent notamment au trafic de drogues et de produits illicites dans les prisons du royaume.

 

 

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