Une manifestation syndicale se transforme en démonstration de force des adlistes

Une manifestation syndicale se transforme en démonstration de force des adlistes

Des milliers de manifestants ont défilé à Rabat le 19 février pour contester des décisions administratives affectant des membres d’Al Adl Wal Ihssane, entre autres.

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La manifestation du 19 février. © Rachid Tniouni

l’appel de cinq syndicats à savoir la CDT , l’UGTM, la FDT, l’UNMT et une partie de l’UMT, des milliers de manifestants ont défilé à Rabat pour dénoncer « les dysfonctionnements du secteur de l’enseignement » et les « dossiers en suspens« , selon des sources syndicales. La manifestation a surtout été une démonstration de force d’Al Adl Wal Ihssane (AWI), dont des fonctionnaires exerçant notamment dans l’enseignement public ont subi des sanctions administratives ces derniers jours.

Lire aussi: Al Adl Wal Ihssane dénonce une purge contre ses membres

« Nous avons tenu notre pari d’organiser une manifestation de grande ampleur« , affirme Abdelkader Al Amri membre du bureau national de la section enseignement de la CDT. Pour le syndicaliste, les décisions prises à l’encontre des membres de la Jamaâ « sont illégales et ne respectent pas la procédure administrative« . Hassan Bennajeh membre du secrétariat général de la Jamaâ, va même plus loin. « La question de la campagne de licenciement des cadres d’Al Adl Wal Ihssane n’est pas propre à notre organisation. C’est une problématique qui concerne tous les Marocains », martèle-t-il.

La manifestation du 19 février. © Rachid Tniouni

La manifestation du 19 février. © Rachid Tniouni

La Jamaâ a dénoncé lors d’une conférence de presse tenue le 16 février, le licenciement, le déchargement ou la mutation de 105 de ses membres travaillant au sein du ministère l’Éducation nationale (le département le plus touché), mais aussi au sein des ministères de l’Agriculture et des Finances. Sont également concernés les membres du mouvement employés à La Poste et chez un opérateur téléphonique selon AWI. Selon les adlistes, cette « campagne » a été lancée à la fin du mois de janvier dans toutes les régions du Maroc. Pour le moment, les administrations et entreprises concernées par cette supposée vague de licenciement sont restées silencieuses.

La manifestation du 19 février. © Rachid Tniouni

La manifestation du 19 février. © Rachid Tniouni

Outre ces sanctions administratives, la manifestation de dimanche a aussi été l’occasion pour les centrales syndicales et Al Adl Wal Ihssane de dénoncer le recalage de 150 enseignants stagiaires à l’issue d’une épreuve d’admission dans la fonction publique. Pour rappel, un précédent accord entre le ministère de l’Éducation nationale et les enseignants stagiaires prévoyait la reprise par ces derniers de la formation théorique, le passage d’un examen de fin d’études en décembre 2016 et un concours pour le recrutement direct en janvier 2017. Tous les membres de cette promotion devaient être affectés à leurs postes avant le 1er février. Une promesse qui n’a pas été tenue, assurent les enseignants stagiaires.

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