Le torchon brûle entre l'administration pénitentiaire et l'UNTM proche du PJD

L'administration pénitentiaire accuse l'UNTM, un syndicat proche du PJD, d'inciter les fonctionnaires à protester.

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Credit : Yassine Toumi Crédit: Yassine Toumi/TelQuel

Le ton monte entre la Délégation générale à l’administration pénitentiaire et à la réinsertion (DGAPR) et l’Union nationale du travail au Maroc (UNTM), syndicat proche du PJD. La centrale syndicale a publié un communiqué le 12 janvier se « dédouanant des accusations » portées à son encontre au sujet par la DGAPR. L’administration pénitentiaire reproche à la centrale d’inciter le personnel des prisons à la protestation sur les réseaux sociaux.

De son côté, la section des fonctionnaires des prisons à l’UNMT se dit « outrée de son implication systémique dans les communiqués de la DGAPR qui porte attente à l’image du syndicat devant l’opinion publique« , rapportent des sources médiatiques concordantes.

La centrale syndicale ajoute que ses positions officielles sont publiées sur son site et sa page officielle Facebook, déclinant sa responsabilité des écrits circulant sur les réseaux sociaux en dehors de ses canaux officiels.

Le 11 janvier, l’administration pénitentiaire publiait un communiqué menaçant où elle mettait en garde l’UNMT sans la nommer. « La délégation nationale a déjà informé l’opinion publique des répercussions dangereuses de ce qui émane de l’organisation syndicale qui porte atteinte à la sécurité des prisons et de leurs pensionnaires » peut-on lire dans le communiqué. La DGAPR ajoute que « l’unique but de ces personnes est de flouer l’opinion publiques en lui faisant croire qu’elles défendent les fonctionnaires des prisons alors qu’elles servent un agenda qui n’a rien à voir avec cela« .

« Du fait de la gravité des ses travaux d’incitation à la protestation (…) la DGAPR n’hésiterait pas à taper les mains [SIC] de tout fonctionnaire susceptible de prendre part à ces travaux à travers les dispositions légales et administratives prévues« .

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