La subvention du gaz butane et du sucre pour les six premiers mois de l’année a coûté près de 5 milliards de dirhams à l’État. 3,018 milliards ont été débloqués pour compenser pour le gaz et près de 2 milliards pour le sucre, rapporte le quotidien Le Matin dans son édition du 11 août, citant la Caisse de compensation (CDC). Cette dernière compte toutefois des arriérés de plus 1,4 milliard de dirhams qu’elle doit aux opérateurs de gaz butane et ceux du secteur sucrier. Ils se chiffrent à 792 millions de dirhams pour les premiers (reliquat du mois d’avril et la totalité du mois de mai ) et à 669 millions dirhams, soit une partie de la subvention partielle du mois de mai et la totalité du mois de juin.
Cependant selon l’institution, « la charge de compensation a connu une régression importante due essentiellement à l’effet conjugué de la modification du périmètre des produits subventionnés et la baisse des prix de ces produits à l’échelle internationale ». Cette baisse s’explique par le fait que l’État ne prend désormais en charge que « la consommation et les frais de transport du gaz butane », explique le quotidien.
L’État subventionnait le gaz en intervenant à trois niveaux : importation, transport et distribution. La subvention totale aux trois niveaux du gaz butane chaque année entre 2012 et 2015 s’élevaient entre 10 et 15 milliards de dirhams. La régularisation au niveau des importations, qui vient d’être supprimée, coûtait chaque année à l’État entre 350 millions et 700 millions de dirhams selon les données du ministère des Finances.
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