La cour d'appel confirme la peine de 5 ans de prison pour Karim Zaz

L'affaire du trafic international de télécommunications mettant en cause Karim Zaz, ex-PDG de Wana Corporate achève son deuxième round. La cour d'appel de Casablanca a confirmé ce 29 juillet les condamnations émises par le président du TPI de Casablanca.

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Crédit : Yassine Toumi.

La cour d’appel de Casablanca a confirmé ce 29 juillet les condamnations prononcées par la chambre correctionnelle du tribunal de première instance de Casablanca à l’encontre des douze inculpés dans l’affaire de détournement du trafic international de télécommunications. Le 13 avril 2015 la cour avait prononcé des peines allant de deux à cinq ans de prison contre les inculpés. Karim Zaz, l’ex-patron de Wana Corporate, s’est vu condamner à cinq ans de réclusion. Les douze personnes (Karim Zaz, Ahmed Naciri, Rabii Nour, Azzedine Moutawakil, Hicham Touijri, Lahcen Raffès, Nouredine Zaim Sassi, Ahmed Aboubadr, Azzedine Dini, Mohamed Waddoune, Samir Aïch) sont notamment condamnées pour détournement de trafic international de communications.

L’affaire est en examen devant la cour d’appel depuis le 18 janvier 2016. « Le juge a maintenu tous les chefs d’inculpation énoncés par le jugement en première instance, mais il a requalifié celui relatif à l’escroquerie », souligne une source judiciaire. Ainsi, l’inculpation pour complicité de création de réseau de télécommunications a été maintenue pour Karim Zaz. Depuis le 3 mars 2016, Hicham Touijiri et Mohamed Waddoune comparaissaient devant les juges de la cour d’appel en état de liberté conditionnelle.

La cour d’appel de Casablanca a également ordonné la transmission du dossier au tribunal de première instance de Casablanca afin que le président, le juge Belhmidi, statue en matière civile. Rappelons que la procédure pour l’évaluation des réparations pour préjudices subis par la partie civile (Wana Corporate, Méditel et Maroc Télécom) est toujours en cours. Le prononcé de la décision du tribunal de première instance avait été mis stand-by, le temps que la cour d’appel émette son arrêt. Chose faite aujourd’hui. La décision du tribunal de première instance sur le volet civil est attendue pour la rentrée judiciaire, soit le 5 septembre.

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