Le logo officiel de la COP22 dévoilé

L'identité visuelle de la COP 22 a été révélée au public le 7 avril à Rabat. Elle révèle une image du célèbre pavillon de la Menara au cœur d'un rayonnement de zellige.

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A sept mois de la COP22, le Comité de pilotage chargé de son organisation a dévoilé à Rabat l’identité visuelle de la 22e “Conférence des Parties à la convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques”, plus brièvement la COP22, prévue du 7 au 18 novembre à  Marrakech.«L’identité visuelle choisie repose sur le capital civilisationnel et historique du royaume, particulièrement celui de la ville emblématique de  Marrakech», a souligné Salaheddine Mezouar, président de la COP22, à l’occasion de la présentation officielle du logo. Il a ajouté que cette identité visuelle a été «conçue de sorte que tous les Marocains puissent se l’approprier.»

Le visuel du logo montre le célèbre pavillon de la Menara choisi pour être au cœur d’un rayonnement de zellige. La mosaïque décorative marocaine est revisitée par un traité dynamique que l’on peut associer à une forme solaire, indique un communiqué relayé par la MAP. La Menara, symbole de Marrakech, est le vestige d’un système hydraulique vieux de plus de 700 ans, témoignage du savoir-faire ancestral du Maroc au service de la gestion d’une ressource rare et précieuse : l’eau, ajoute la même source.

COP, «Conference of Parties» 

Ce choix renforce l’ancrage local de l’événement en reprenant également la couleur ocre, caractéristique de la ville hôte. Ses couleurs – bleu, vert, rouge et jaune – sont inspirées des quatre éléments écologiques primaires que sont l’eau, la terre, l’air et le feu, ajoute le communiqué.

Le logo de la COP22 est associé à celui de la Convention-cadre des Nations Unis sur les changements climatiques (CCNUCC): «COP22/CMP12». Le sigle «COP» signifiant «Conference of Parties». Il  s’agit de l’ensemble des parties prenantes, pays et communauté de pays, à la convention. «22» pour la 22e conférence. «CMP 12» constitue l’acronyme de la 12e réunion des parties au protocole de Kyoto, «Meeting of the Parties to the Protocole», ajoute la même source. C’est ce qui explique la présence de ces deux mentions dans le logo final.

COP22 : préparatifs, enjeux, et quelques hics

Cette identité constituera le visage et la marque de cet événement international qui réunira plus de 25 000 participants à Marrakech issus de 196 pays plus l’Union européenne, ainsi que des milliers de journalistes, d’ONG et d’observateurs internationaux.

La COP22 et les enjeux climatiques étaient au centre des discussions entre le ministre des Affaires étrangères Salaheddine Mezouar et son homologue français Jean-Marc Ayrault, qui  se sont rencontrés le 7 avril à Paris.

L’organisation de la COP22, qui n’est pour le moment qu’au stade d’appel d’offres pour l’aménagement du site, connaît quelques contrariétés. La dernière en date, la société GL Events, pressentie pour remporter l’appel d’offres de l’organisation de la COP22 citée dans les Panama papers. Selon le Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ), cette société a eu recours aux sociétés offshore depuis le début de son internationalisation et a fait l’acquisition de la société offshore Eastern Exhibition Services Limited à Dubaï «créée quatre ans plus tôt aux îles Vierges britanniques ».

Le comité de pilotage, a été, lui aussi, cible des critiques.  Il lui a été reproché un manque de transparence et de communication sur le processus de sélection des entreprises qui seront chargées d’aménager le site qui abritera la COP22.

Une critique infondée, selon le comité qui explique que «le choix porté par la commission d’appel d’offres sur tel ou tel soumissionnaire ne peut pas faire l’objet d’une communication officielle à ce stade de la procédure». Et quand bien même toutes les dispositions auraient été remplies à ce stade de l’examen de l’appel d’offres, la commission  a expliqué qu’elle «n’est pas tenue de l’annoncer dans le cadre d’une conférence de presse».

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