Abdeslam Seddiki veut créer 200 000 emplois par an

Le ministre de l’Emploi, Abdeslam Seddiki, a présenté, le 2 juillet, sa stratégie nationale de l’emploi (SNE) 2015-2025  destinée à « protéger l’emploi existant » et à « stimuler sa création ».

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Abdeslam Seddiki, ministre de l'Emploi et des affaires sociales. Crédit : MAP

Le ministre de l’Emploi, Abdeslam Seddiki, a présenté, le 2 juillet, sa stratégie nationale de l’emploi (SNE) 2015-2025  destinée à « protéger l’emploi existant » et à « stimuler sa création ».

À l’occasion du conseil du gouvernement tenu le 2 juillet, le ministre de l’Emploi, Abdeslam Seddiki, a présenté sa stratégie nationale pour l’emploi (SNE) couvrant la période 2015-2025. Une présentation qui fait suite à plusieurs sorties du gouvernement, Abdelillah Benkirane, durant lesquelles il avait reconnu qu’il n’avait pas pu lutter contre le chômage à cause  notamment de l’absence d’une approche globale.  On notera également que le taux de chômage est de 9,9% selon les dernières statistiques fournies par le Haut-commissariat au plan.

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Afin de lutter contre ce phénomène, le département d’Abdeslam Seddiki a prévu, selon un document officiel parvenu à Telquel.ma,  de créer « au moins »  200 000 emplois chaque année entre 2015 et 2025. Ces emplois pourraient, selon la même source,  être « créés dans le secteur agricole, industriel, dans les BTP et dans les services ».

Le document précise néanmoins que 75% des emplois créés devraient être « des emplois dans les services aux entreprises, à la personne et à l’environnement ».  Le but de cette création d’emploi est de « compenser le retard de développement des activités de services au Maroc et d’orienter la croissance de nouveaux métiers basés sur la connaissance, la protection et la valorisation des écosystèmes naturels du pays ».  Autre objectif de cette manœuvre, assurer un emploi  à une partie des 600 000 jeunes arrivant à l’âge de travail chaque année.

 Valorisation du capital humain

La création d’emploi devra, selon la SNE 2015-2025, également s’accompagner d’une « valorisation du capital humain ». Cette valorisation repose sur trois piliers : la valorisation de la force de travail féminine, la mise en place d’une « éducation et formation de qualité » et celle d’une  protection sociale pour tous.

Afin de valoriser la force de travail féminine, la SNE prévoit de faciliter l’accès des femmes aux emplois à travers la mise en place d’ « un programme spécifique porté par les services d’intermédiation de l’emploi » et l’amélioration des conditions d’emploi pour les femmes. La valorisation de la force de travail féminine passe aussi, selon le ministère de l’Emploi, par la lutte « contre les discriminations selon le genre ».

Autre pilier de la valorisation du capital humain : la formation. Pour le ministère d’Abdeslam Seddiki, l’État doit « assurer une qualification  à tous les nouveaux du marché du travail », « rapprocher l’offre de formation des besoins du marché de travail » et «  améliorer le niveau de qualification des travailleurs ». Dans cette optique, la SNE prévoit le développement de trois types de formations : formation continue, formation alternée, formation par apprentissage. Le ministre de l’Emploi souhaite également «  améliorer l’orientation au niveau professionnel au niveau des établissements scolaires ».

Dernier pilier de la « valorisation du capital humain », la mise en place d’ « une protection sociale pour tous ». Pour cela, le SNE propose, dans le but de « soulager la charge pesant sur les entreprises et la compétitivité »,  de « consolider le Socle national de Protection sociale (SPS), notamment couvrir par le RAMED tout le public cible […] réformer et étendre les régimes d’assurances sociales (en matière d’allocation familiale et de retraite), assurer une meilleure prévention des accidents de travail ».

Mise à niveau institutionnelle

Pour accompagner ces mesures, la SNE prévoit la constitution de deux institutions impliquées dans la mise en œuvre de la Stratégie. La première, le Comité interministériel de l’emploi (CIE), sera présidée sur « délégation du chef du gouvernement » par le ministre de l’Emploi. Elle sera également chargée de l’élaboration et de l’adoption du futur plan d’action de la SNE et de  la supervision du second type d’instance dont la création est prévue par la Stratégie : les Comités régionaux de l’emploi. Ces derniers seront responsables de préparer des « programmes pluriannuels et annuels ». Le financement de ces programmes sera décidé, en vertu de la SNE, dans le cadre du processus de préparation de la loi des Finances et sera affecté aux Fonds régionaux de l’emploi. Ces Fonds financeront « des politiques de bassins d’emplois ».

Enfin, la SNE fera l’objet d’une supervision. Ainsi, des évaluations seront faites « en interne, par les différents acteurs de la mise en œuvre de la SNE et, en externe, par le biais d’études d’évaluation conduites sous l’égide de l’Observatoire national du marché du travail (OMT) ». Le projet de SNE  prévoit également l’organisation d’une conférence sur l’emploi prévue tous les trois ans et présidée par le chef de gouvernement.

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