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En garde à vue pour violences aggravées, M’jid El Guerrab se met en retrait de LREM

Crédit : Martin Bureau / AFP
En garde à vue pour violences aggravées, M’jid El Guerrab se met en retrait de LREM
septembre 02
12:34 2017
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Après une rixe qui a nécessité l’hospitalisation de son adversaire politique Boris Faure, M’jid El Guerrab a passé près de 24 heures en garde à vue, et se met en retrait du parti La République en Marche dont il est député.

M’jid El Guerrab, le député La République En Marche de la 9ème circonscription des Français de l’étranger, a annoncé le 1er septembre après-midi sur sa page Facebook, qu’il se mettait "en congé du parti et du groupe parlementaire LREM". Le franco-marocain élu en juin dernier à l’Assemblée nationale française est soupçonné de "violences aggravées" à l’égard d’un ancien collègue du Parti socialiste, hospitalisé en urgence. Selon la presse, il a porté des coups de casque de moto à Boris Faure, responsable au parti socialiste français, lors d’une altercation le 30 août à Paris, à la suite de laquelle Boris Faure a été "opéré en urgence".

Le 1er septembre à 15 heures, juste après l’annonce de sa mise en congé, M’jid El Guerrab a été placé en garde à vue, qui peut durer jusqu’à 24 heures renouvelables. Le député de 34 ans est défendu par plusieurs avocats, dont le ténor Eric Dupond-Moretti. Selon la membre de son équipe de campagne Salomé Roussel, la garde à vue de M’jid El Guerrab a pris fin ce 2 septembre après-midi.

Boris Faure, quant à lui, était "toujours hospitalisé" le 1er septembre, mais "a pu être entendu dans la matinée et a donné sa version des faits", a indiqué une source proche du dossier. Selon Le Monde.fr, il souffre "d’un traumatisme crânien et d’un hématome sous-cutané".

Les deux hommes nourrissent un contentieux depuis le départ de M’jid El Guerrab du parti socialiste. Durant la campagne des législatives, Boris Faure avait accusé Mj'id El Guerrab par voie de presse d’avoir rejoint le mouvement d’Emmanuel Macron, élu à la présidence en mai dernier, par "opportunisme".
Selon l’hebdomadaire Marianne, l’altercation s’est produite le 30 aout devant un bar du 5e arrondissement de Paris. Selon un témoin interrogé par le journal, le député a "asséné un coup de casque très violent, puis un deuxième" à Boris Faure, qui est tombé "par terre, en sang". Un autre témoin affirme de son côté avoir entendu Boris Faure dire "sale arabe" au député.

Contacté par l’AFP, M’jid El Guerrab avait reconnu le 31 août un geste violent. "Je m’excuse pour la violence du geste. Et d’ailleurs, je condamne toute forme de violence, car en dépit des paroles et insultes proférées, la violence n’est jamais la réaction appropriée (...) Je regrette d’avoir cédé à la provocation", avait-il dit.
Au PS, le président du groupe parlementaire à l’Assemblée nationale a appelé le parti La République en marche à se montrer très ferme. Le président du groupe LREM à l’Assemblée nationale, Richard Ferrand a quant à lui salué la décision de M’jid El Guerrab de "se mettre en retrait".

Le parti a indiqué que le député était convoqué "en début de semaine" pour "qu’il s’explique", condamnant par ailleurs "toute forme de violence".

Mise à jour à 18h30 : A l'issue de sa garde à vue le 2 septembre, M'jid El Guerrab a été mis en examen pour "violences volontaires avec arme", a indiqué un de ses avocats.

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