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Le Pen refuse de porter le voile pour rencontrer le mufti à Beyrouth

ANWAR AMRO / AFP
Le Pen refuse de porter le voile pour rencontrer le mufti à Beyrouth
février 21
09:58 2017
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Marine Le Pen, candidate d'extrême droite à la présidentielle en France, a refusé le 21 février de porter le voile pour rencontrer le mufti du Liban à Beyrouth. Elle en avait pourtant été informée la veille.

A l'arrivée de la présidente du Front National pour rencontrer cheikh Abdellatif Deriane, dans ses bureaux d'Aïcha Bakkar le 21 février au matin, il lui a été tendu un voile.

"La plus haute autorité sunnite du monde n'avait pas eu cette exigence, par conséquent je n'ai aucune raison de... Mais ce n'est pas grave, vous transmettrez au grand mufti ma considération mais je ne me voilerai pas", a dit Marine Le Pen, qui est repartie aussitôt.

Elle faisait référence à sa visite en mai 2015 en Egypte où elle avait rencontré Ahmed al-Tayeb, le grand imam d'Al-Azhar au Caire.

"J'ai indiqué hier que je ne me voilerai pas. Ils n'ont pas annulé le rendez-vous. J'ai donc cru qu'ils accepteraient que je ne porte pas le voile. Je ne me voilerai pas. Ils ont cherché à m'imposer cela, à me mettre devant le fait accompli, eh bien on ne met pas devant le fait accompli", a-t-elle dit aux journalistes.

Dar al-Fatwa, la plus haute autorité sunnite au Liban présidée par le mufti, a déclaré mardi dans un communiqué que "son bureau de presse avait informé la candidate à la présidentielle, par l'intermédiaire d'un de ses collaborateurs, de la nécessité de se couvrir la tête lors de sa rencontre avec son éminence (le mufti) selon le protocole de Dar al-Fatwa".

L'institution sunnite a ajouté que "les responsables de Dar al-Fatwa ont été surpris par son refus de se conformer à cette règle bien connue". Elle exprime ses regrets "pour ce comportement inconvenant pour des réunions pareilles".

Marine Le Pen est en visite depuis le 19 février et jusqu'au 21 après-midi au Liban. Elle doit rencontrer le patriarche maronite Bechara Raï et doit ensuite s'entretenir avec Samir Geagea, chef du parti des Forces libanaises.

La veille de cet incident, le 20 février, une nouvelle perquisition a eu lieu au siège du Front national, dans le cadre de soupçons d'emplois fictifs au Parlement européen, a annoncé le parti d'extrême droite.

Le FN a dénoncé "une opération médiatique" visant à "perturber le bon déroulement de la campagne électorale présidentielle et de tenter de nuire à Marine Le Pen au moment même où sa candidature effectue une importante percée dans les intentions de vote, notamment pour le second tour".

(Avec AFP)

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