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Affaire Mouhcine Fikri: la DGSN dément la répression, la société civile persiste et signe

Crédit : Yassine Toumi / TELQUEL
Affaire Mouhcine Fikri: la DGSN dément la répression, la société civile persiste et signe
janvier 07
10:13 2017
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L'ambiance à Al Hoceima est tendue depuis l’installation d'un salon commercial sur la place où les manifestants avait l'habitude de tenir leur sit-in.

La DGSN a démenti catégoriquement dans un communiqué parvenu à l'agence MAP le 6 janvier l'usage de la force contre le sit-in du 4 janvier à Al Hoceima, organisé dans le sillage des manifestations qui ont suivi l'affaire Mouchine Fikri. Le communiqué réfute toutes " les allégations d’arrestation ou la prise de tout autre mesure restrictive ou privative de liberté à l’encontre des manifestants".

Un version niée par Faissal Aoussar, responsable local de l'association marocaine des droits de l'homme (AMDH) : "je suis témoin de la répression des jeunes par les  forces de l'ordre" de l'intervention qui a "commencé à minuit pour déloger les manifestants qui ont à leurs tours installé des tentes dans la place". Le communiqué de la DGSN précise quant à lui que l'évacuation de la place a été faite après  que les autorités locale ont lancé "à plusieurs reprises les ultimatums légaux, suite à quoi ces personnes ont évacué la place, ce qui a donné lieu à des bousculades accidentelles en amont des avenues et des rues mitoyennes".

Le responsable associatif explique quant à lui qu'une conférence de presse sera organisée le 7 janvier pour qu'un " un journaliste citoyen raconte ce qu'on lui a fait au commissariat" et présenter la version des manifestants.

La situation à Al Hoceima est tendue depuis la nuit du 4 janvier suite à l'autorisation livrée par les autorités pour l'organisation d'un salon commercial sur la place publique ou des habitants ont pris l'habitude de manifester.  Le responsable associatif affirme que le " salon avait l'habitude d'être organisé devant l'ancien pachalik de la ville" et se demande  la raison de " ce choix surtout à l'approche de la célébration du nouvel an amazigh (le 13 janvier, ndlr)".

Le 5 janvier, un autre sit-in a été organisé à côté de la place par le mouvement des élèves et qui lui aussi été dispersé par les autorités. "Nous n'avons observé aucun usage excessif de la force ni d'arrestation quant à ce sit-in", précise le responsable associatif. D'autres manifestations sont en préparation, conclut la même source.

 

 

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