Maroc

Inwi accuse Maroc Telecom de "pratiques anticoncurrentielles" et saisit l'ANRT

Inwi accuse Maroc Telecom de "pratiques anticoncurrentielles" et saisit l'ANRT
janvier 01
15:37 2017
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L'opérateur télécom Inwi a saisi l'ANRT pour "constater le préjudice subi et prendre les mesures opérationnelles et coercitives nécessaires pour astreindre Maroc Telecom à cesser ses pratiques anticoncurrentielles"

Le troisième opérateur télécom Inwi a saisi le 30 décembre l’ANRT l’Agence nationale de réglementation des télécoms "afin de mettre fin à l’arsenal de pratiques anticoncurrentielles mis en œuvre par Maroc Telecom en matière de dégroupage et d’accès à l’infrastructure de raccordement des clients pour les services ADSL" annonce l'opérateur dans un communiqué de presse. Cette saisine intervient suite à la mise en demeure adressée par inwi le 22 décembre dernier à ce sujet  et "faute de réponses satisfaisantes de Maroc Télécom" précise l'opérateur.

Inwi a travers sa saisine, demande à l’ANRT  "de constater le préjudice subi et de prendre les mesures opérationnelles et coercitives nécessaires pour astreindre Maroc Telecom à cesser ses pratiques anticoncurrentielles et à mettre en place un processus de dégroupage efficace, transparent, raisonnable, équitable et non discriminatoire", ajoute l'opérateur.

Cette saisine intervient un peu plus de trois mois après une décision du régulateur du secteur, ANRT qui pressait IAM de mettre à la disposition de ses concurrents ses infrastructures, comme le prévoit la loi. La décision publiée le 26 septembre par le gendarme des télécoms reprochait à Maroc Telecom (IAM) un « manquement partiel à ses obligations réglementaires spécifiques découlant de sa qualité d’exploitant exerçant une influence significative sur le marché de gros de l’accès à l’infrastructure constitutive de sa boucle locale cuivre ».

Lire aussi: Excédée par ses retards sur le dégroupage, l’ANRT avertit IAM

L’opérateur historique s’était pour sa part toujours défendu d’un quelconque abus de position dominante, arguant au contraire investir lourdement dans les infrastructures. IAM dit pour sa part réclamer simplement « un dégroupage équitable », comme l’avait expliqué son Président directeur général, Abdeslam Ahizoune. 

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