Maroc

Zineb El Rhazoui et son époux à nouveau menacés de mort

Photo : DR
Zineb El Rhazoui et son époux à nouveau menacés de mort
février 19
10:52 2015
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La journaliste Zineb El Rhazoui est à nouveau la cible de menaces de mort. Cette fois-ci, elles sont plus précises, et émanent de sympathisants de Daech.

Depuis quelques jours, plusieurs dizaines d’appels au meurtre ont été relayés sur les réseaux sociaux, notamment sur Twitter, via un hashtag qui cible Zineb El Rhazoui, journaliste et collaboratrice de l’hebdomadaire français Charlie Hebdo, mais aussi son époux, l’écrivain et chroniqueur Jaouad Benaïssi. Sur Twitter, les instigateurs de ces appels au meurtre ne sont autres que des comptes, pour la plupart anonymes, qui se revendiquent de Daech.

« On indique nos déplacements »

Déjà, quelques jours après l’attentat du 7 janvier contre la rédaction de Charlie Hebdo, en France, Zineb El Rhazoui avait été la cible d’insultes et de menaces, avec d’autres personnalités marocaines qui lui avaient apporté leur soutien. Cette fois-ci, elle et son mari sont personnellement et directement pointés du doigt par les sympathisants de Daech sur les réseaux sociaux.

« Pour la première fois, on indique, avec précision, mon lieu de travail, via des cartes Google Maps, mes déplacements et ceux de ma femme », explique Jaouad Benaïssi, contacté par Telquel.ma. A celle-ci, on reproche notamment ses positions concernant l’islam, la laïcité, ou encore sa défense de la liberté d’expression, et sa collaboration avec Charlie Hebdo.

Zineb El Rhazoui demande protection au Maroc

Dans une lettre publiée sur son compte Facebook, la journaliste s’adresse directement à Abdellatif Hammouchi, responsable des services de renseignements au Maroc, et lui reproche l’immobilisme de ses services concernant sa propre protection ainsi que celle de son mari. Ce dernier nous confie « être retourné mercredi 18 février porter plainte au commissariat de Bourgogne ». Jaouad Benaïssi avait déjà porté plainte après les menaces de mort en janvier : il avait alors été convoqué par le bureau de lutte contre le terrorisme, affiliée à la brigade nationale de la police judiciaire, qui lui avait assuré que toutes les mesures allaient être prises pour le protéger.

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