Dans une réponse à une question écrite du député Mohamed Hichami, membre du groupe Haraki à la Chambre des représentants, le ministre a précisé que la qualité des services dépend largement de la capacité financière des collectivités territoriales à assurer l’entretien de ces infrastructures. Or, la plupart d’entre elles ne disposent pas des ressources nécessaires pour assumer les missions qui leur incombent dans ce domaine.
Abdelouafi Laftit a rappelé que les abattoirs de viandes rouges constituent des équipements publics communaux, créés et gérés par les conseils communaux conformément à l’article 83 de la loi organique n° 113.14 relative aux communes. D’autres acteurs, publics ou privés, peuvent également créer et exploiter ces infrastructures.
Le ministre a fait savoir que le Maroc compte près de 180 abattoirs en milieu urbain et environ 750 en milieu rural, principalement au sein des marchés hebdomadaires, permettant une production annuelle de plus de 300.000 tonnes de viande.
Dans le cadre d’une réforme globale du secteur, un projet de schéma directeur des abattoirs et des marchés à bestiaux a été élaboré en 2018 par le ministère de l’Agriculture, de la Pêche maritime, en coordination avec le ministère de l’Intérieur.
Ce schéma prévoit la mise à niveau de ces infrastructures selon une nouvelle approche tenant compte d’une répartition géographique adaptée à chaque région, des besoins actuels et futurs en viande rouge, ainsi que du renforcement de la coopération intercommunale. Des rencontres de sensibilisation ont également été organisées afin de présenter les conclusions de ce plan et d’alerter les autorités régionales et provinciales sur l’importance de ces équipements et les difficultés qui freinent leur développement.
Selon le ministre, ces réunions ont conduit à la fermeture de plusieurs abattoirs ruraux ne répondant pas aux normes sanitaires et d’hygiène. Le ministère de l’Intérieur a parallèlement accordé un soutien financier aux collectivités concernées, équivalent aux recettes qu’elles percevaient auparavant de ces établissements, tout en finançant l’acquisition de moyens de transport destinés à assurer leur approvisionnement en viande rouge, notamment dans les provinces de Béni Mellal et d’El Jadida.
Enfin, Abdelouafi Laftit a souligné que de nombreuses communes ont engagé, de leur propre initiative ou dans le cadre de programmes de développement, des projets de réhabilitation de ces infrastructures ou de construction de nouveaux abattoirs conformes aux normes sanitaires et techniques, accompagnés de l’acquisition des équipements nécessaires.
Ces efforts ont permis à 12 abattoirs communaux d’obtenir l’agrément sanitaire, dans les villes de Tanger, Laâyoune, Ksar El Kébir, Al Hoceïma, Guercif, Casablanca, Berkane, Jerada, Bouknadel, Souihla, Béni Mellal et Kénitra.
